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"Faut pas croire tout ce qu'on voit sur le web" – Einstein

11 mythes liés au cerveau que vous avez déjà entendus… ou colportés ?

La psychologie grand public est pleine de désinformation et de contre-vérités et, malheureusement, la grande majorités d’entre elles ne montrent aucun signe indiquant qu’elles doivent quitter les unes des magasines.

En 2009, Scott Lilienfeld, Steven Jay, John Ruscio et Barry Beyerstein ont rassemblé un corpus de 50 plus grands mythes de la psychologie populaire et ont ensuite tenté de les dissiper les uns après les autres. Leur livre est un chef d’œuvre de logique et de raison.

En l’utilisant comme guide, nous avons créé une liste des 10 plus importants mythes psychologiques, inutile d’avoir honte si vous adhérez à l’un d’eux… ou à tous !

1 – Les images subliminales fonctionnent

C’est l’une des conspirations de l’ère télévisuelle les plus en vogue : les publicitaires diffusent de subtiles messages à travers nos écrans (ceux-ci durant parfois moins d’1/3000ème de seconde) qui altèrent la façon dont nous pensons et dont nous achetons.

Rassurez-vous cependant, ces pubs ne marchent pas et votre inconscient ne craint rien. Lors d’une grande étude minutieusement contrôlée en laboratoire, les messages subliminaux n’ont pas réussi à influencer le moins du monde les achats ou les votes des personnes testées. Et lorsqu’ils sont testés dans le vrai monde, ils échouent tout aussi lamentablement.

En 1958, la Canadian Broadcasting Corporation (l’ORTF canadien) a informé ses téléspectateurs qu’ils allaient subir un test de publicité subliminale durant une grande émission du dimanche soir. Ils ont ensuite « flashé » 352 fois les mots « téléphonez maintenant » tout au long du programme. Une fois examinés, les enregistrements des compagnies de téléphone n’ont absolument rien révélé d’anormal.

La fin des preuves confortant la validité de l’effet subliminal n’a cependant pas empêché certains de s’en servir. En 2000, un spot pour les républicains qui visait le vice-président Al Gore a brièvement indiqué le mot « Rats ». En France, on retrouve des histoires semblables à peu près à la même époque.

Plus d’informations : La perception subliminale

2 – Il y a une épidémie d’autisme

« L’autisme ou plus généralement les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles du développement humains caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs ». (Wikipedia)

Avant 1990, la prévalence de l’autisme aux États-Unis était estimée à 1 naissance sur 2500, en 2007, c’était une sur 150. En Mars, le CDC (Center for Dicease Control) a annoncé un nouveau chiffre saisissant : 1 sur 68.

La montée astronomique du nombre de diagnostics en a poussé beaucoup à crier à l’épidémie et, paniqués, à chercher une raison cette dernière. Souvent, cette raison fut la vaccination.

Mais les vaccins n’en sont pas la cause, en fait les critères de diagnostics de l’autisme ont été considérablement étendus. Chacune des 3 dernière révisions majeures du Diagnostic & Statistical Manual of Mental Disorder a rendu le diagnostic plus aisé pour les psychiatres.

En 2005, une étude menée en Angleterre a recensé les cas d’autisme entre 1992 et 1998 en utilisant des critères constants, et le pourcentage de cas n’a pas bougé.

confL’architecture génétique de l’autisme,
conférence de Thomas Bourgeron au Collège de France

3 – On n’utilise que 10% de son cerveau

Ah si seulement c’était vrai… si on pouvait trouver un moyen de libérer les 90% restants, on comprendrait enfin quelque-chose à ce fichu rapport au boulot, ou on deviendrait un génie des maths, voire on développerait des super-pouvoirs télékinétiques.

Mais… non. En terme de métabolisme, le cerveau est un organe qui coûte cher à l’entretien : il représente 20% de nos dépenses caloriques alors qu’il constitue à peine 2% du poids totale d’un être humain.

Comme l’écrit Scott Lilienfield, psychologue à l’université d’Emory, « il est hautement peu probable que l’évolution ait pu permettre un tel gaspillage de ressources uniquement pour créer et maintenir un organe aussi incroyablement sous-utilisé ».

Il semble que le mythe remonte au psychologue américain William James, qui théorisa l’idée que que la moyenne des gens ne se servait pas de plus de 10% de leurs potentiel intellectuel.

Au fil des années, des gourous auto-déclarés et des charlatans en quête d’argent facile ont transformé cette notion pour aboutir à l’idée que 90% de notre cerveau est « dormant ». Ils connaissent le moyen de le réveiller bien sûr, et vous pouvez acheter la méthode pour pas cher !

Un dossier complet sur cette légende urbaine : Selon Einstein, l’homme n’utilise que 10% de son cerveau, info ou intox?

4 – Les électrochocs sont une thérapie brutale

Quand vous pensez à l’électroconvulsivothérapie (ECT), qu’est ce qui vous vient à l’esprit ? Est ce que vous vous imaginez un individu en camisole de force attaché à une table contre son grè avant que des électrodes soient fixées à son crâne et qu’il commence à se convulser violemment tandis que l’électricité tétanise tout son corps ?

Si l’on en croit les sondages, la plupart des gens voient l’ECT comme une reliquat barbare de la psychiatrie du siècle passé. Si il est vrai que la méthode a été un temps un processus violent et douloureux, ce n’est plus le cas depuis plus de 5 décennies, et oui, on l’utilise encore couramment de nos jours.

Le Pr Lilienfield décrit ainsi le procédé : « de nos jours, commence par mettre le patient sous anesthésie générale et on lui donne un relaxant musculaire et parfois une substance empêchant la salivation ; puis un médecin place les électrodes sur la tête du patient et un choc électrique est administré. Ce choc induit des convulsions qui vont durer de 45 à 60 secondes quoique l’anesthésie et le décontractant musculaire inhibe les mouvements du patient ».

Il n’y a pas de consensus médical sur le pourquoi les ECT marchent mais la majorité des études contrôlées montrent que -pour les dépression sévères – c’est le cas.

De fait,une étude de 1999 a montré qu’une écrasante majorité (91%) des gens ayant eu à subir des ECT en avait une vision positive.

Séance d’électroconvulsivothérapie (ECT)

Institut universitaire en santé mentale de Montréal

NDT : les travaux que j’ai pu trouver en français étant assez difficiles d’accès, je mets donc à disposition :

– Un article du monde manquant malheureusement de sources : Neurologie : volte-face sur l’électrochoc

– La FAQ du CHU de Nantes sur le sujet (destinée aux patients, c’est un document clair et lisible) : questions à propos de l’électroconvulsivothérapie (ECT)

– Un document rédigé par la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation : Indications et modalités de l’électroconvulsivothérapie (RPC 1997)

5 – Les opposés s’attirent :

L’union de deux charges électriquement opposées, une négative et une positive, est la quintessence des histoires d’amour en physique. Les opposés s’attirent !

Mais on ne peut pas vraiment dire la même chose d’un conservateur enragé et d’un libéral enflammé , ni d’un aficionado de l’exercice physique et d’un indécrottable paresseux. Les gens ne sont pas des charges électriques.

Même si Hollywood adore perpétuer l’idée que nous sommes romantiquement attirés par les gens qui diffèrent de nous, ça n’est pas le cas.

« En fait, des douzaines d’études démontrent que les gens ayant des traits de personnalité similaires ont plus de chance d’être attirés l’un l’autre que par des personnes ayant des traits différents » écrit Lilienfeld « et les même règles jouent pour l’amitié ».

NDT : malheureusement, malgré l’aide du groupe Psychologie et Scepticisme Scientifique, il semble qu’il soit difficile de trouver un article vraiment complet et francophone sur le sujet. Il reste cependant la page Wikipedia Attraction interpersonnelle (comme d’habitude avec ce site, la consultation des sources est grandement conseillée).
Il semble de plus qu’il soit très complexe de discerner ce qui relève des biais sociologiques dans les relations amoureuses.

6 – Les détecteurs de mensonges sont efficaces :

Ceux qui se servent des polygraphes (les détecteurs de mensonges) se vantent souvent de résultats approchant les 99% de précision, la réalité est que personne, pas même une machine, ne peut dire quand est ce que quelqu’un ment.

Ces engins fonctionnent en partant du présupposé que des signaux physiologiques indiquent qu’une personne ne dit pas la vérité . Et les polygraphes mesurent donc des indicateurs comme la conduction électrique de la peau, la pression sanguine ou la respiration.. Lorsque ces signaux marquent un pic dépassant la normale de la personne à qui on fait passer le test, l’opérateur interpréte cela comme étant la manifestation d’un mensonge.

Mais de telles réactions physiologiques n’ont en fait rien d’universel et, bien plus, lorsque l’on apprend à contrôler des facteurs comme le rythme cardique ou la fréquence de sa respiration, on peut tout à fait passer ce genre de test sans aucun problème.

NDT : plus d’informations sont disponibles ici : Le polygraphe, une méthode infaillible ?

Et dans cet article très complet de La Recherche détaillant l’historique de l’invention : Les tours et détours du détecteur de mensonge.

Pour résumer : la méthode est trop aléatoire (notamment si le sujet s’est « préparé » au test) pour en tirer des résultats systématiquement concluants.

7 – Les rêves ont une signification symbolique :

Avez-vous déjà rêvé d’une coupe de cheveux, de perdre vos dents ou d’être décapité ? Alors c’est probablement que vous avez des complexes de castration, enfin en tout cas d’après Sigmund Freud.

Environ 43% des américains croient que les rêves sont la manifestation de désirs cachés et plus de la moitié sont d’accord avec le fait qu’ils révèlent des vérités enfouies. Certes, le fait de rêver reste en bonne partie une énigme pour la science mais ce n’est certainement pas une boule de cristal permettant de lire dans notre inconscient.

En fait, la théorie qui compte le plus de partisan au sens du monde scientifique ressemble à quelque-chose comme ça : les rêves sont une représentation pêlme-mêle des tentatives de notre cerveau pour assembler et trier les informations et expériences de la journée, un peu comme un système de tri des dossiers. Donc, comme le dit Lilienfeld, tenter de les interpréter serait « hasardeux au possible ».

« Plutôt que de s’appuyer sur un dictionnaire des rêves pour prédire le futur ou vous aider à prendre des décisions, il serait probablement plus judicieux de peser le pour et le contre des différents choix possibles et de consulter des amis de bon conseil ».

La science des rêves

Conférence d’Isabelle Arnulf, neurologue

8 – Notre mémoire fonctionne comme un enregistreur

Environ 36% des américains croient que notre cerveau préserve parfaitement les expériences passées sous forme de souvenirs… ça n’est absolument pas le cas.

« Aujourd’hui, il y a un large consensus chez les psychologues pour dier que la mémoire ne fonctionne pas de manière photographique – elle ne réplique pas à l’identique ce que nous expérimentons – mais en reconstruisant les données.

Ce dont nous nous rappelons est souvent fait d’une mixture floue de réminiscences exactes mêlées d’une sorte de gelée composée de nos croyances, besoins, émotions et intuitions » écrit Lilienfeld.

Notre mémoire est manifestement faillible et cela pose de nombreux problèmes, particulièrement dans les cours d’assises. Des témoignages sincères ont mené à la condamnation de nombreux innocents.

Les ravages des faux souvenirs ou la mémoire manipulée

Conférence de Par Brigitte Axelrad, Professeur honoraire de Philosophie et de Psychosociologie

Pour plus d’informations, le sujet étant aussi fascinant que bien traité, les sources ne manquent pas. En voici une petite sélection accessible à tous :

Une petite bande dessinée, bonne introduction au sujet : Comment fonctionne la mémoire

Le récit d’une expérience de psychologie célèbre d’induction de faux souvenirs : Z’ai palé à Buz Bunny

Le dossier de l’INSERM sur le sujet : Mémoire

Un compte-rendu d’une conférence sur le sujet : Les illusions de la mémoire

9 – Mozart fera un génie de votre enfant :

En 1993, une étude publiée dans Nature montra que des étudiants d’université qui avait écouté une dizaine de secondes d’une sonate de Mozart avaient vu leurs capacités de raisonnement spatial améliorées. Les médias s’emparèrent de l’information, oubliant au passage que l’effet était tout ce qu’il y avait de fugitif, mais trop tard, « l’effet Mozart » était né.

Depuis, des millions de copies de CD de Mozart spécialement « étudiées » pour booster l’intelligence ont été vendues, l’état de Géorgie a même fait passer un projet de loi qui permet à chaque nouveau-né d’en recevoir gratuitement une cassette ou un CD.

Des études plus récentes ont tenté de répliquer l’expérience mais n’ont pas pu observer de résultats (hormis quelques effets minimes dans quelques cas). Elles ont par contre suggéré une explication beaucoup plus plausible : la stimulation à court terme.

« Tout ce qui augmente la vigilance est susceptible d’accroître les performances lors de tâches nécessitant un effort intellectuel, mais il est très peu plausible de réussir à produire un effet sur le long terme sur les capacités spatiales ou l’intelligence en général » explique Lilienfeld. « Donc écouter du Mozart n’est pas nécessaire pour booster vos performances, boire un verre de limonade ou une tasse de café peut parfaitement faire l’affaire ».

Un contributeur du Café des sciences a rédigé un très bon billet sur ce sujet ici : Spécial anti (neuro)mythes (1)

10 – Il y a des gauchers et des droitiers du cerveau

Il y a des gauchers et des droitiers du cerveau, ceux qui utilisent plus leur hémisphère gauche sont plus analytiques et logiques, ceux pour qui le coté droit prime ont un tempérament plus créatif et artiste.

Sauf que ce n’est pas comme ça que le cerveau fonctionne.

Oui, certaines régions du cerveau sont spécialisées et conçues pour remplir certaines tâches, mais le cerveau ne se crèe pas lui même de handicap en utilisant préférentiellement un coté ou l’autre – les deux hémisphères sont autant utilisés l’un que l’autre.

Ce mythe est répandu depuis des décennies et est perpétué par différents gourous New-Age mais l’émergence des IRM fonctionnels a permis une vision claire et directe, en temps réel , de l’activité du cerveau.

Et, selon Scott Lilienfeld, ils montrent exactement l’inverse : « les deux hémisphères présentent bien plus de similarités que de différences dans leurs fonctions ».

Un article du Huffington Post résume bien l’état des connaissances sur le sujet (enfin, ce sont surtout ses sources qui résument bien) : Cerveau gauche ou cerveau droit, les scientifiques démystifient la question.
Tout comme la page de Futura-Science sur le sujet : La fin du mythe des personnes à cerveau « droit » ou « gauche.

11 – Les femmes savent faire deux choses en même temps…

… Mais elles ne savent pas lire une carte. Vous avez forcément déjà entendu quelque-chose comme ça.

Pourtant, le cerveau des hommes est des femmes est constitué exactement de la même façon et rien ne permet de dire que celui des unes pourraient faire les choses différemment de celui des autres (la gestion de la physiologie exceptée).

Alors oui, il existe bien des différences, d’abord la principale : les hommes préfèrent généralement les femmes et réciproquement, mais en dehors de ceci, il n’existe pas de différence objectivement constatée qui soit très marquée.

On connaît par contre des tâches dans lesquelles hommes et femmes sont en moyenne meilleurs : la rotation 3D pour les premiers et la fluence verbale pour les secondes. Mais ces différences sont si peu marquées qu’il est peu probable que cette information veuille dire quelque-chose si vous vous comparez à votre conjoint…

Ah, et il y a même une étude qui tend à montrer que c’est en fait l’inverse pour ce qui est de faire deux choses à la fois, mais on l’a dit et on le répète, une seule étude, cela ne veut pas dire grand-chose.


Pour les fans de psychologie et de neurosciences, un petit rappel qui ne fait pas de mal : Les 10 commandements pour aider les étudiants à distinguer la science de la pseudoscience en psychologie.

Ainsi que cette conférence :

conf2Les Neuromythes, conférence d’Elena Pasquinelli ,

chargée de recherches à l’ENS


NDT : traduit de : Myth over Mind pour les 10 premiers, le 11ème est un ajout (les mythes liés à l’autisme étant moins répandus en France).

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9 commentaires sur “11 mythes liés au cerveau que vous avez déjà entendus… ou colportés ?

  1. alanvonlanthen
    25 mai 2015

    Hello,

    Juste un rapide comm pour un grand bravo 🙂

    Hyper fan de ce blog, découvert grâce aux joies du pingback !

    Dès que tu/vous (?) as 6 mois d’existence, j’espère que tu soumettras ta candidature au Café des Sciences http://www.cafe-sciences.org/rejoignez-nous/#blog

    En attendant, on fait volontiers un petit plug dans un prochain Podcast Science. Tu peux nous raconter un peu qui tu es et quelle est ta démarche ? http://www.podcastscience.fm/contactez-nous/

    Un grand merci d’avance,

    Keep up the good work 🙂

    À bientôt,

    Bisous

    Alan

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  2. Lizerunn
    25 mai 2015

    Salut, et encore une fois, bon travail de synthèse et de vulgarisation.
    C’est une bonne chose de s’attaquer aux mythes colportés par les média et les « experts » bankables 🙂

    Voici les remarques que j’avais formulées sur FB, au plaisir d’en discuter.

    1 – Les effets des images subliminales reposent sur le phénomène d’amorçage en psychologie, elles auront donc le plus souvent un effet direct sur ce qui sera perçu après elles.
    En effet, on ne prend pas le contrôle des actes et des intentions d’autrui.
    Un bémol toutefois, l’influence au long terme, d’une part très difficile à contrôler, existe bel et bien. Mais ici, la question n’est pas de savoir si c’est l’aspect subliminal qui rend la chose efficace, mais plus la répétition de la stimulation. Le problème étant qu’une image subliminale n’est pas perçue consciemment, et là, ça s’apparente à de la manipulation.
    2 – J’ajouterais le dépistage et la compilation systématique des cas. Il est bien connu qu’avec l’amélioration du suivi et des méthodes de dépistage, le nombre de cas augmente mécaniquement.
    3 – Dommage de ne s’en tenir ici qu’à des arguments d’autorité et ad hominem. Le cerveau fonctionne dans son intégralité chez les individus sains. Mais l’activité est spatialement et temporellement répartie. De sorte que chaque neurone n’est pas systématiquement en train de décharger. Il suffit de réfléchir un minimum au principe d’un système de réseau de neurone pour comprendre qu’un réseau activé à 100% n’a strictement pas le moindre sens.
    4 – D’accord pour retravailler l’image d’une thérapie qui semble avoir une certaine efficacité, mais « Il n’y a pas de consensus médical sur le pourquoi les ECT marchent » constitue selon moi une raison suffisante pour conserver la prudence juste à l’égard de cette pratique. L’homéopathie aussi ça marche sans qu’on sache pourquoi, mais ça ne créé pas de lésion cérébrales…
    5 – Oui, bof, pour celui là (les autres étant très bien émoticône wink ) On peut trouver autant de cas dans un sens que dans l’autre. Les gens ayant tendance globalement à partager plus facilement avec ceux à qui ils s’assimilent socialement, c’est un biais sociologique. Et par ailleurs, on se rendra compte que l’union réussie des deux individus complémentaires est souvent beaucoup plus solide et stable. A mon avis tout ceci est bien trop complexe pour se satisfaire de formules lapidaires comme « les extrêmes s’attirent… ou pas. »
    6 – « Mais de telles réactions physiologiques n’ont en fait rien d’universel ». C’est pourquoi en général, il est de bon ton de précéder cette méthode d’un test de personnalité qui permet de diminuer la chance d’erreur. Ca marche chez les gens en fonction de leur éducation et de leur aptitude à mentir. En effet, ça n’a rien d’une méthode infaillible et universelle.
    7 –  » les rêves sont une représentation pêlme-mêle des tentatives de notre cerveau pour assembler et trier les informations et expériences de la journée, un peu comme un système de tri des dossiers ». Ou plus une façon pour le cerveau d’éliminer les contraintes résiduelles et les frustration (neuronales) que l’environnement et les besoin physiologiques lui imposent pendant les phases d’éveil. Vaste et passionnant sujet.
    8 – On va même aujourd’hui jusqu’à braver l’ire des papes du cognitivisme et prétendre que la mémoire n’existe pas en tant qu’objet, mais en tant que processus et que rien n’est stocké au sens ou ce mot va plus loin que la simple notion de trace laissée sur le système cognitif.
    9 – Rien à dire, sinon qu’il est préférable pour le nourrisson d’avoir un environnement sensoriel plutôt calme afin qu’il ait le temps de focaliser son attention sur une chose avant d’être violemment extirpé de sa contemplation par une autre stimulation. Proscrire donc la télé allumée à coté d’un bébé qui joue dans son parc (par exemple). Mais Mozart à ce titre et surement mieux qu’un documentaire sur le débarquement de normandie.
    10 – Pour mémoire, Damasio rapporte le cas d’un patient âgé qui découvrait qu’il avait vécu très bien toute sa vie avec un seul hémisphère. Le cerveau, une merveille de plasticité qui devrait faire mourir de honte tous les héritiers du localisationisme (voir les travaux du regrété Paul Bach Y Rita)

    J'aime

    • Maeelk
      26 mai 2015

      Merci beaucoup Lizerunn, j’ai ajouté un petit addenda aux points 5 et 6 pour préciser un peu le sujet sans que l’on ait besoin de creuser les liens.

      Bon par contre, je ne suis pas vraiment d’accord avec votre point 4 puisque concernant l’homéopathie, si effet il y a, il est trop faible pour avoir été détecté avec les méthodes de la médecine moderne…

      Et vous avez parfaitement raison en disant que la réalité est souvent trop complexe pour être résumée d’une formule !

      J'aime

  3. Maeelk
    26 mai 2015

    Ajouts d’un commentaire fait sur Facebook :

    « Pour ton article: alors pour le critere de l’autisme: tu peux citer plus la cim 10 ou le DSM V pour la définition de l’autisme (ca fera plus clean que wikipédia). la cim 10 est une classification de l’organisme mondial de la santé, tandis que le DSM V est une classification de psychiatrie américaine. Toujours sur cet article, tu peux également citer que l’autisme est de nos jours beaucoup plus tot dépisté. en effet; plus les prises en charge sont tot, plus il y a une amélioration possible. du coup les assistantes maternelles et tout le personnel des enfants est mieux formé et plus attentifs sur d’éventuels signes. D’où le nombre plus important également.

    Pour le point 3, tu peux dire également que ya des films qui s’inspirent de ca et que ca marche egalement dans l’industrie du cinéma (exemple: limiteless)
    ptite faute dans l’article

    Pour l’article sur les reves je trouve ca dommage que tu ne pousses pas un peu plus loin. en effete le reve implique plein de choses: ce n’est que lors du sommeil paradoxal que certaines enzymes et hormones peuvent etre sécrétées par exemple. elles sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme.
    C’est pourquoi par exemple lors des tortures, les bourreaux empechent la personne de dormir. elle devient souvent folle: elle ne peut élaborer sur sa journée également. le reve permet de digerer ce qui s’est déroulé pendant la journée. Freud a écrit un livre: sur le reve si tu veux le lire (ya des choses allambiquées mais certaines sont pertinentes) »

    Luce

    J'aime

  4. johnpcmanson
    31 mai 2015

    A reblogué ceci sur jpcmansonet a ajouté:
    Bon article à partager !

    J'aime

  5. vincent
    9 juin 2015

    voici ce que je lis en haut, à droite de votre page :
    « Faut pas croire tout ce qu’on voit sur le web » – Einstein
    Vous êtes sérieux ? Albert Einstein est mort en 1955 !!!!
    Comment pensez-vous pouvoir être crédible ?

    J'aime

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Cette entrée a été publiée le 24 mai 2015 par dans Débutant, et est taguée , , .
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