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"Faut pas croire tout ce qu'on voit sur le web" – Einstein

Preuves anecdotiques et témoignages

Les témoignages et les anecdotes sont utilisés pour soutenir des affirmations dans beaucoup de domaines. Les publicitaires se reposent souvent sur des témoignages pour persuader les consommateurs de l’efficacité ou de la valeur de leurs produits ou services. D’autres utilisent les anecdotes pour faire passer leur point de vue sur des activités présumées ou sur les dangers d’appareils électroniques très utilisés tels que les téléphones.

Au milieu des années 90, beaucoup de gens, certains dans les forces de police, prétendaient que des satanistes enlevaient et abusaient des enfants à grande échelle. Les anecdotes impliquaient de saisissantes descriptions des horribles abus sexuels, et même le meurtre d’enfant innocent. Les anecdotes étaient plutôt convaincantes, surtout quand elles étaient diffusées dans des programmes diffusés à la télévision nationale avec des présentateurs populaires tel que Geraldo Rivera.

Au début des années 90, une étude s’étendant sur 4 ans a dévoilé que les allégations d’abus sexuel ritualisé et satanique n’étaient pas fondées. Les chercheurs ont enquêté sur plus de 12.000 accusations et ont interrogé plus de 11.000 psychiatres, employés des services sociaux et des services de police. Les chercheurs n’ont pu trouver aucune preuve sans équivoque pour un seul cas de rituel satanique.

Il y aussi eu des vagues de panique alimentées par des anecdotes à propos d’objets aussi différents que des implants mammaires en silicone, des téléphones, et la vaccination. Dans les années 90 beaucoup de femmes ont accusé les implants mammaires d’être à l’origine de leur cancer ou d’autres maladies.

Des présentatrices de talk-show telles qu’Oprah Winfrey et Jenny Jones présentaient des groupes de femmes qui souffraient d’un cancer ou d’une autre maladie grave et qui avaient été diagnostiquées après avoir eu des implants mammaires. Ces histoires ont joué sur la corde sensible et ont tiré une larme à beaucoup d’yeux sensibles, mais les preuves scientifiques d’un lien causal entre les implants et ces maladies n’existaient pas.

Ce fait n’a pas empêché les avocats d’extorquer 4,25 milliards de dollars aux fabricants d’implants. Marcia Angell, l’ancienne rédactrice en chef du New England Journal of Medicine, s’est attirée l’ire des féministes en 1992 quand elle a écrit un éditorial remettant en question la décision de la Food and Drug Administration d’interdire la fabrication d’implants mammaires en silicone. Les preuves scientifiques pour justifier l’interdiction n’existant pas.

Elle a finalement écrit un livre décrivant ce fiasco : Science on Trial : The Clash of Medical Evidence and the Law in the Breast Implant Case.


Maintenant les preuves scientifiques sont là. Les implants ne causent pas le cancer ou d’autres maladies, et la FDA a levé son interdiction. Quand les données ont été rassemblées, elles ont montré que les femmes avec des implants mammaires ne souffraient pas d’un cancer ou d’autres maladies à taux significativement plus haut que les femmes sans implants.

La crainte que les téléphones puissent causer des tumeurs cérébrales n’a pas été éveillée en premier par les scientifiques, mais par les présentateurs de talk-show. Le 23 janvier 1993, un des invités de Larry King était David Reynard, qui a annoncé que lui et sa femme Susan avaient intenté un procès à NEC et GTE (ndt: deux compagnies de téléphonies et technologies) sur le motif que le téléphone que David avait donné à sa femme avait causé la tumeur cérébrale de sa femme.

Ils n’avaient pas de preuves scientifiques solides pour soutenir leur accusation, si ce n’est que la tumeur s’était déclarée près de là où elle tenait le téléphone à son oreille. Elle avait été diagnostiquée 7 mois après avoir reçu le téléphone et elle est morte quelques mois après le début des poursuites.

Le procès s’est terminé sur un non-lieu en 1995. Une douzaine de procès similaires ont suivi, tous se sont terminés sur un non-lieu.


Pour ceux qui pensent que les scientifiques et les industriels ne prennent pas les anecdotes au sérieux,
considérez ceci : peu après que le procès de Susan se soit terminé sur un non-lieu, les industriels de la téléphonie ont engagés 25 millions de dollars dans des études sur la sûreté de leurs produits. Beaucoup d’études ont été menées depuis les 15 dernières années, et jusqu’ici aucune preuve d’un lien causal reliant les portables et le cancer du cerveau n’a été trouvée.

Le taux de vaccination a énormément diminué dans beaucoup d’endroits à travers le monde. Dans ma ville universitaire du nord de la Californie, 40% des enfants en bas âges de l’école Davis Waldorf ne sont pas vaccinés.

Dans les environs de Sacramento, sur les 4 dernières années il y a eu une augmentation de 34% de la « dispense pour croyance personnelle » pour la vaccination obligatoire des enfants dans l’État de Californie. Dans ce même État , l’augmentation des dérogations a été de 37% sur la même période. La plus grande diminution du taux de vaccination a été observée dans les couches les plus riches et éduquées de la société, pas à cause de preuves scientifiques que les vaccins sont dangereux, mais principalement dû à la peur, causée en grande partie par des anecdotes d’enfant développant l’autisme ou d’autres troubles neurologiques suite à la vaccination.

Oprah Winfrey, par exemple, a répondu favorablement à une campagne épistolaire systématique de parents d’enfants autistes lui demandant de faire intervenir l’actrice Jenny McCarthy et d’autres pour qu’ils puissent venir partager leurs histoires de vaccination et du diagnostic d’autisme. Ce genre de raisonnement a posteriori (post hoc) est commun chez ceux qui pensent que les anecdotes sont plus fiables que les études scientifiques.

Pourtant à chaque fois les études scientifiques n’ont trouvé aucun lien causal entre les vaccins et l’autisme ou d’autres troubles neurologiques sérieux. Les bénéfices pour tous les individus d’une vaccination universelle contre les maladies transmissibles telles que la rougeole, les oreillons, la polio ou la diphtérie, dépassent de loin tout danger potentiel qui pour rait arriver à quelqu’un, quelque part dans quelque circonstance que ce soit.


La peur des vaccins a conduit à des éruptions de rougeole et à la mort d’enfants due
s à la coqueluche, des événements qui ne devraient plus arriver de nos jours. Au Japon, quand le taux de vaccination pour la coqueluche a diminué de 70% de 1974 à 1976, le nombre de cas de coqueluche est passé de 393 à plus de 13.000 et le nombre de morts liées à la coqueluche est passé de 0 à 41.

Les témoignages et les anecdotes saisissantes ne sont pas fiables pour différentes raisons. Les histoires sont facilement contaminées par les croyances, les expériences ultérieures, les retours, la mémoire sélective, et ainsi de suite.

La plupart des histoires sont distordues lors du récit et la répétition du récit. Les événements sont exagérés. La chronologie devient confuse, les détails brumeux, la mémoire imparfaite et sélective, elle se modifie souvent après les faits. Les gens réinterprètent leurs expériences et sont biaisés et sélectifs par rapport à l’interprétation qu’ils incluent ou excluent de leur considération. Les expériences sont conditionnées par les biais, la mémoire et les croyances, les perceptions des gens ne sont donc pas forcément précises.

La plupart des gens ne s’attendent pas à être trompés, ils ne sont pas forcément conscients des tromperies dans lesquelles s’engagent certains. Certaines personnes inventent des histoires. Certaines histoires sont des délires. Parfois des événements sont jugés improbables à tort alors qu’ils ne sont peut-être pas si improbables que ça en fait. Pour faire court, les anecdotes sont problématiques de façon inhérente et leur précision est souvent impossible à tester.

Certains domaines reposent exclusivement sur les preuves anecdotiques et les témoignages, par exemple les médecines « alternatives », le paranormal, le surnaturel, et les pseudosciences.

Les histoires d’expériences personnelles avec l’acupuncture, les médiums, les fantômes et autres, ou les machines à énergies libres n’ont que peu de valeur scientifique. Les comptes rendus sincères et saisissants d’une rencontre avec un ange ou la Vierge Marie, un alien, BigFoot, un enfant qui affirme avoir accès à ses vies antérieures, les auras violettes autour des mourants, les sourciers miraculeux, un guru capable de léviter, ou un chirurgien psychique ne sont pas très utiles pour établir s’il est raisonnable ou non pour croire de telles choses.

Si personne d’autre ne peut vivre la même chose selon les mêmes conditions, il n’y a pas de moyen de vérifier l’expérience. S’il n’y a pas de moyen de tester l’affirmation, alors il n’y aura pas de moyen de savoir si l’expérience a été interprétée correctement. Si d’autres peuvent faire la même expérience, alors il est possible de tester les témoignages et déterminer si oui ou non l’affirmation qui s’y rapporte est digne de croyance.

Comme le parapsychologue Charles Tart a dit une fois après avoir rapporté une anecdote d’un possible événement paranormal : « Testons ça dans en laboratoire, où nous pouvons savoir exactement quelles sont les conditions. On n’aura pas besoin d’écouter une histoire racontée des années après les faits et espérer que ce soit précis. »

Un autre parapsychologue, Dean Radin, faisait aussi remarquer que les anecdotes ne sont pas des bonnes preuves du paranormal parce que la mémoire « est beaucoup plus faillible que ce que les gens pensent » et les témoignages oculaires sont « facilement distordus ».

Les témoignages ne sont pas très utiles en science parce que la pensée sélective et l’aveuglement ne peuvent pas être contrôlés ou minimisés en événements randomisés comme ils doivent l’être dans les expériences et les observations scientifiques.

La plupart des médiums et des sourciers, par exemple, ne réalisent pas qu’ils doivent passer par des tests contrôlés de leurs pouvoirs pour vérifier qu’ils ne se trompent pas eux-mêmes. Ils sont satisfaits que leurs expériences leur amènent assez de retours positifs pour justifier la croyance dans leurs compétences paranormales. C’est commun pour les médiums, sourciers, et leurs admirateurs de ne se souvenir que de ce qui apparaît comme un succès et d’oublier ou de minimiser leurs échecs. Des tests contrôlés permettent aussi de déterminer si d’autres facteurs, tels que la tricherie, sont impliqués.

Si les témoignages n’ont aucune valeur scientifique, pourquoi sont-ils si populaires et pourquoi sont-ils si convaincants ? Il y a plusieurs raisons.

Les témoignages sont souvent saisissants et détaillés, donnant un sens aux coïncidences et plus de crédibilité à l’interprétation causale qu’elles n’en méritent. Ils sont souvent faits par des personnes enthousiastes qui semblent dignes de confiance et honnêtes et qui ne semblent pas avoir de raison de nous tromper. Parfois un témoignage est donné juste après une expérience alors que l’humeur est altérée par l’envie d’un résultat positif.

Nous accordons plus de valeur à l’expérience et aux témoignages qu’elle suscite qu’ils n’en méritent, ils ne sont que de peu de valeur pour établir la probabilité de l’affirmation qu’ils doivent soutenir. Les témoignages sont souvent faits par des personnes avec un semblant d’autorité, par exemple ceux qui portent un uniforme ou ont un doctorat ou un master. Ils sont aussi souvent rendus populaires par des personnalités ayant un rôle influent dans des émissions de télévision très regardées.

Dans une certaine mesure, les témoignages sont crédibles parce que les gens veulent les croire. Les témoignages accompagnant les affirmations de complot étatique ou de Big Pharma dissimulant une cure contre le cancer ou une machine à énergie libre sont très populaires chez un certain type de personne.

Les témoignages et les anecdotes sont utilisés pour soutenir des affirmations dans de nombreux domaines, dont les sciences médicales. Donner la considération adéquate à ce genre de témoignage est plutôt sage, et pas idiot. Un médecin va utiliser les témoignages de ses patients pour tirer une conclusion sur certains médicaments ou procédures.

Par exemple, un médecin va prendre la preuve anecdotique de la réaction d’un de ses patients à un nouveau médicament et il va utiliser cette information pour décider d’un ajustement du dosage ou d’un changement de médicament. Ce qui est plutôt raisonnable.

Mais le médecin ne peut pas sélectionner les témoignages qu’il écoute, retenant seulement ceux qui correspondent à ses préjugés. Pas plus que nous ne devons le faire lorsque nous écoutons des témoignages concernant une expérience.

Cet article est une traduction de l’article Robert T. Carroll sur son blog: anecdotal evidence (testimonials)

Robert Carroll est à l’origine du Skeptic’s dictionnary, qui a été traduit par les sceptiques du Québec.

Traduction d’Olivier L., merci à lui !

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16 commentaires sur “Preuves anecdotiques et témoignages

  1. Soadfan
    14 septembre 2015
    • Maeelk
      14 septembre 2015

      Euh je vais supposer que c’est un compliment adressé à Olivier. ^_^

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      • Soadfan
        14 septembre 2015

        Oui x) En fait rétrospectivement ça fait un peu trop troll, mais pas moyen de trouver de fonction « modifier » ou « supprimer » donc bon, autant l’assumer 😀

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  2. RoofIsHigh
    15 septembre 2015

    « Les annecdotes ne sont pas des preuves. Et pour le prouver, j’ai ces quelques anecdotes ». Ou, comment utiliser quelque chose de vrai (les anecdotes ne sont pas des preuves) pour faire passer son propre point de vue.

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    • Maeelk
      15 septembre 2015

      Vous confondez anecdotes et exemples destinés à illustrer un propos là. 😉

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    • louveha
      15 septembre 2015

      ? Je ne comprends pas, où l’article utilise-t-il des anecdotes ?

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      • RoofIsHigh
        15 septembre 2015

        Bha, sur un texte d’environ 150 lignes, on a :

        La thèse, que je pense être « les anecdotes et témoignages ne sont pas des preuves/n’ont pas de valeur scientifique » mais qui n’est pas vraiment exprimée. Il y a par contre cette phrase : « Les témoignages et les anecdotes saisissantes ne sont pas fiables pour différentes raisons » qui prend la place de la thèse.

        Les différences entre ces deux affirmations sont subtiles mais importantes :
        Fiable c’est pas forcément absolu. Ce qui est fiable pour un ne l’est pas pour forcément pour un autre. Une preuve scientifique doit elle avoir une valeur absolue qui ne dépend pas du récepteur.
        Exemple : Je suis témoin d’un homme qui marche dans l’air. Je le vois, je lui parle, je le touche : j’ai 3 de mes sens qui me confirment l’information. Je raconte ce témoignage à un bon ami qui connait ma bonne foi et ma prudence à affirmer des choses. Il peut prendre ce témoignage pour un fait tant que rien ne vient prouver le contraire. Si je raconte la même chose à un inconnu, il a toutes les raisons de douter. De même, un compte rendu d’étude scientifique n’est rien d’autre qu’un témoignage. C’est son caractère reproductible qui en fait une preuve : au fond, ça ne dépend donc pas du récepteur. Peu importe la confiance que l’on accorde à cette équipe scientifique, il suffit de reproduire l’expérience pour se faire une idée (bon dans les faits, c’est plus compliqué, on est plus ou moins obligés d’accepter ces témoignages pour un tas de raisons techniques. Et c’est pas rien). Les témoignages anecdotiques ne sont donc effectivement pas des preuves scientifiques. Mais affirmer que « Les témoignages et les anecdotes saisissantes ne sont pas fiables », c’est non seulement différent, mais pas vrai. C’est pas faux non plus, ça n’a juste pas de sens.

        Aussi, pour être une preuve scientifique, il faut aller dans le sens d’une thèse. Tandis qu’être fiable ne sous entend pas un objectif de démonstration derrière.
        Pour reprendre l’exemple juste au dessus, accorder du crédit à ce témoignage, ça ne veut pas dire accepter que l’homme peut voler. Il est tout à fait possible d’imaginer un subterfuge (fils, ventilateur ou que sais-je) qui ne contredise pas le témoignage mais invalide la thèse.
        Je vais prendre l’exemple des prothèse pour illustrer ceci :
        « Des présentatrices de talk-show telles qu’Oprah Winfrey et Jenny Jones présentaient des groupes de femmes qui souffraient d’un cancer ou d’une autre maladie grave et qui avaient été diagnostiquées après avoir eu des implants mammaires. »
        Ces témoignages sont tout ce qu’il y a de plus fiables. Il apparaît évident que ces femmes ont été diagnostiquées cancéreuses après avoir eu des implants. L’erreur ne vient pas d’un témoignage pas fiable, mais d’une thèse qui sort de nulle part. La thèse « les implants causent le cancer » n’est absolument pas démontrée par ces témoignages fiables. A la limite, ils apportent la problématique. Y a-t-il un lien ? Mais le problème ne vient pas de la fiabilité des témoignages. Tout ce que ces témoignages peuvent prouver, c’est que les implants ne protègent pas du cancer (Et encore ptet que je m’avance un peu vite enfin bref).

        Et donc après nous avoir « démontré », par une série d’anecdotes (je ne confond pas exemple et anecdote. Un exemple peut être anecdotique ou pas, une anecdote peut servir d’exemple ou pas. L’un est je dirais la nature et l’autre la fonction. Ils ne s’excluent pas. Ces exemples sont bien des anecdotes) que les témoignages anecdotiques ne peuvent servir de preuve scientifique (en réalité, il a juste démontré qu’il faut faire attention aux conclusions qu’on tire d’un témoignage), il nous annonce « Les témoignages et les anecdotes saisissantes ne sont pas fiables pour différentes raisons ». Il rattache donc les mauvaises conclusions tirées des témoignages à la fiabilité de ces témoignages, ce qui est faux. Bon, admettons. Il énumère ensuite les différents facteurs qui font que les témoignages sont effectivement à prendre avec des pincettes (ce que j’approuve tout à fait). Puis, à la fin de son développement, il repart comme ça : « Si les témoignages n’ont aucune valeur scientifique, pourquoi sont-ils si populaires et pourquoi sont-ils si convaincants ? ». On repasse donc de fiable à preuve.Et ce qui est amusant, c’est quand on rapporte ça aux derniers paragraphes :
        « Les témoignages et les anecdotes sont utilisés pour soutenir des affirmations dans de nombreux domaines, dont les sciences médicales. Donner la considération adéquate à ce genre de témoignage est plutôt sage, et pas idiot. Un médecin va utiliser les témoignages de ses patients pour tirer une conclusion sur certains médicaments ou procédures.
        Par exemple, un médecin va prendre la preuve anecdotique de la réaction d’un de ses patients à un nouveau médicament et il va utiliser cette information pour décider d’un ajustement du dosage ou d’un changement de médicament. Ce qui est plutôt raisonnable. » Je pense que ça illustre bien la différence entre un témoignage fiable (pour ce médecin) et une preuve.

        Ca c’est pour le fond. Mon premier message critiquait plus la forme : sur 150 lignes, il y a en gros un argument développé sur 15 20 lignes, tous le reste étant des exemples anecdotiques, prétexte à une prise de position sur les sujets préférés des « sceptiques ». Tout y passe, il manque plus que les OGM. Et quand je met ça en parallèle avec le traitement superficiel du fond, je me demande quel est le but de ce papier.

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        • MarcS
          15 septembre 2015

          Un des principaux fondements de la logique est le suivant:
          Contredire une affirmation ne nécessite qu’un seul contre exemple.
          Une anecdote montrant que les anecdotes ne sont pas fiables est donc une démonstration absolument valable et logique. La personne réfléchie la plus rigoureuse du monde serait obligé de l’admettre. Vous avez donc simplement tort dans votre critique.

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          • RoofIsHigh
            16 septembre 2015

            Heu excuse-moi, t’as lu ma réponse avant de répondre ???
            Et juste comme ça puisqu’on parle de logique : montrer une anecdote non fiable est un contre-exemple de « toutes les anecdotes sont fiables » : ça suffit à réfuter cette affirmation. Mais certainement pas à démontrer que « les anecdotes ne sont pas fiables »….

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            • Maeelk
              16 septembre 2015

              Le but de l’article est de montrer que les anecdotes n’ont pas de valeur scientifiques en elles-même.

              Par contre elles peuvent bien évidemment servir de base pour une recherche sur le fait qu’elles sont censées illustrer.

              Mais en aucun cas elles ne peuvent servir de preuves.

              Y’a une citation de je ne sais plus trop qui qui dit que « des faits sans théorie n’ont aucun sens et qu’une théorie sans fait n’a aucune utilité ». Ca résume bien je trouve.

              Cordialement 🙂

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              • RoofIsHigh
                16 septembre 2015

                Bonjour,

                Oui j’ai bien compris, tout ce que tu dis est écrit dans mon commentaire. Je me demande si les gens me lisent avant de répondre ou si je m’exprime si mal que ça. Enfin bon, c’est pas important de toutes façons. Bonne journée.

                J'aime

      • RoofIsHigh
        15 septembre 2015

        Ps : j’ai oublié de changer le début et de mettre une ptite intro, j’éspère que vous m’en voudrez pas et que ca reste compréhensible. J’arrive pas à modifier le commentaire.

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Cette entrée a été publiée le 14 septembre 2015 par dans Intermédiaire, et est taguée , , .
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